dimanche 9 mars 2008

HARU BASHO

Premier jour du Basho d'Osaka (Haru Basho).
C'est parti pour deux semaines: 2 semaines de combats, 2 semaines de victoires et de défaites, 2 semaines de tension, 2 semaines d'énormes dîners à organiser pour 50 ou 60 invités chaque soir, 2 semaines d'un rythme différent, 2 semaines de concentration, 2 semaines de "travail" en fait parce qu'on oublie souvent qu'être sumo professionnel, c'est aussi un travail.
Premier combat pour Takuya (rebaptisé Kyuktaisei, ce qui signifie étoile d'Asahikawa). Maintenant qu'il est Jonokuchi (le plus bas rang dans le Banzuke), il doit se battre 7 fois pendant ces 2 semaines et le plus de combats il gagne, le mieux il sera classé dans le prochain Banzuke, et le plus vite il pourra monter de niveau. Pas de chance, pour son premier combat, il est tombé sur le plus gros des Jonokuchi... pourtant il s'est bien battu cette fois-ci, il ressemblait plus à un sumo qu'à un judoka, ça y est, on sent que les entraînements font de l'effet! C'est fou ce qu'il a changé, en fait! Allez, Takuya!
L'ambiance est différente de Tokyo, je suis moins dedans, peut être parce que je sais que je pars dans quelques jours et que je ne verrai pas la suite.
Par contre, après maintes discussions, nous avons réussi à avoir l'autorisation de filmer pendant ce Basho (alors qu'on nous disait que l'interdiction venait de l'Association des Sumos, il suffisait en fait de demander à Oyakata et comme Okamisan n'est pas là, Oyakata danse....!!!!). J'ai donc passé la journée à guetter le moment où chacun raconterait son combat du jour... une journée entière à filmer des trucs pas passionnants en espérant attraper au vol des bribes d'impressions... mais comment faire quand on ne fait pas le différence quand ils parlent de basho ou de tel ou tel jeu vidéo? Le temps que Mari me fasse signe, que je déplace la caméra, que je fasse la mise au point, la lumière, la discussion est déjà terminée.. quand elle n'a pas eu lieu dans la pièce d'à côté. Trop difficile, trop frustrant de se faire des journées de 14 heures pour ..... rien.
Heureusement Hideki et Minaru à la fenêtre de Oshima Beya nous sourient quand on arrive, les sumos n'arrêtent pas de me demander quand je reviens en avril et se mettent tous à me demander "ça va?".... en français dans le texte!
Cette rencontre est quand même plus importante qu'un film, non?

Aucun commentaire: