Cette année, la nature a été généreuse, puisqu’elle nous a offert en cadeau (okurimono) une journée de plus à vivre. 366 jours en 2008 au lieu des 365 jours habituels, en voilà un joli cadeau! 24 heures de plus, 14440 minutes, 86 400 secondes. Et pas une à perdre.
Il n’y a pas que la nature qui soit généreuse au Japon. Quand on est reçu quelque part, offrir un cadeau est quasiment une obligation. Qui dit offrir, dit recevoir en retour, qui dit cadeau dit aussi emballage très perfectionné. Le cadeau est tout un art ici. Un acte de générosité qui souvent nous laisse perplexes (et séduits), nous étrangers, mais c’est aussi, je l’ai appris depuis que je suis ici, un fait social. Partout, vous trouvez à acheter des boîtes de spécialités locales, des bouteilles de saké, des gâteaux pré-joliement emballés, prêts à être offerts. A y réfléchir, je réalise qu’à chaque rendez-vous, amical ou professionnel, où nous sommes allées, nous avons dû acheter un cadeau. A chaque fois que nous allons quelque part, Mari me fait acheter des cadeaux pour Okamisan, pour les sumos…
Parce qu’en plus, au Japon, il y a aussi plusieurs règles à respecter quand on fait un cadeau : ne jamais offrir de cadeaux trop coûteux si c’est en retour d’un service, sinon ça pousserait l’autre à surenchérir la fois d’après, ne jamais offrir de cadeaux par nombre pair (et encore moins par 4 car 4 (shi) est synonyme de mort) et ne pas ouvrir le cadeau devant la personne qui vous l’offre… ce qui pour nous, paraîtrait presque malpoli !... On en perdrait presque le plaisir d’offrir, parfois, ce plaisir que je peux ressentir à regarder l’autre ouvrir son cadeau devant moi, voir ses yeux briller et recevoir en échange, non pas un autre cadeau, mais un sourire et un bisou.
En cadeau du jour, pour vous, comme ça, en échange de rien, juste pour le plaisir d'offrir, un petit judoka de la classe (l'ancienne classe) de Takuya.

Parce qu’en plus, au Japon, il y a aussi plusieurs règles à respecter quand on fait un cadeau : ne jamais offrir de cadeaux trop coûteux si c’est en retour d’un service, sinon ça pousserait l’autre à surenchérir la fois d’après, ne jamais offrir de cadeaux par nombre pair (et encore moins par 4 car 4 (shi) est synonyme de mort) et ne pas ouvrir le cadeau devant la personne qui vous l’offre… ce qui pour nous, paraîtrait presque malpoli !... On en perdrait presque le plaisir d’offrir, parfois, ce plaisir que je peux ressentir à regarder l’autre ouvrir son cadeau devant moi, voir ses yeux briller et recevoir en échange, non pas un autre cadeau, mais un sourire et un bisou.
En cadeau du jour, pour vous, comme ça, en échange de rien, juste pour le plaisir d'offrir, un petit judoka de la classe (l'ancienne classe) de Takuya.
1 commentaire:
konbanwa Jill San,
Un coup de vent et quelques flocons de neige, ça y est, ma fenetre s'ouvre sur le Japon... des cados??? avec précaution????
C'est marrant mais c'est pareil chez nous à l'île Maurice - on n'ouvre pas les cadeaux devant les gens, c'est assez frustrant pour celui qui offre! Ici nos gamins ne se genent pas pour arracher comme des furies leurs emballages à Noel... c'est tout de mm plus marrant !
Mille bisous et sayonara
Ruby
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