mardi 25 décembre 2007

SOUBETSUKAI

24 décembre 2007, minuit passé de quelques minutes... joyeux réveillon à tous!
Ici, il y a beau y avoir de la neige et des illuminations dans les rues , l'ambiance n'est pas vraiment à noël mais plutôt à la concentration et au boulot.... Grosse journée de tournage, 9h30-22h, mais on a bien avancé, je suis contente. Epuisée mais contente. Contrairement aux habitudes de Thomas, on a fait des interviews (avec le sponsor et avec Takuya). On les utilisera ou pas, mais il nous semblait important d'avoir des explications sur le système des sponsors, ces importants industriels qui financent les écoles de sumos et qui choisissent qui ils enverront à Tokyo; mieux comprendre aussi ce que signifie être sumo aujourd'hui, les enjeux, les questions, les changements, et enfin compléter le portrait de Takuya. Pas facile de faire des interviews quand on ne comprend pas ce qui est dit, on ne peut se fier qu'à l'émotion qui en ressort, aux regards, aux hésitations...
Aujourd'hui est un jour important, le début du tournage en quelque sorte: Oshima San vient rencontrer (et chercher) le nouveau "poulain" de son équipe. On est allés filmer son arrivée à l'aéroport mais ça a été trop rapide, sans grand intérêt en fait...

Enfin, ce soir, pour notre diner de réveillon, on a eu droit à une Soubetsukai.... dis, Mari, qu'est ce qu'une Soubetsukai?
Sou= envoyer
Betsu = séparer
Kai = réunion
... une fête de départ pour féliciter celui qui part, et lui souhaiter le meilleur dans sa nouvelle aventure...
Une immense tablée dans une pièce privative comme c'est souvent le cas au Japon, des tatamis. D'un côté Takuya, et sa famille au complet; de l'autre Shimada San (le sponsor), l'Oyakata Oshima San (nom donné aux anciens lutteurs qui sont membres de la Japan Sumo Association) et tous les autres sponsors de la ville. Ils se parlent, expliquent à Takuya un peu ce qui l'attend, lui montrent des photos de ses compagnons d'Oshima beya, il écoute et nous, on filme... A la pause repas (au menu: du chanko, le plat traditionnel sumo, une grosse marmite avec plein de trucs dedans), on est chacun à un bout de la table et à regarder Byamba (sur la photo), tout seul là bas, je me dis que ça va être plutôt difficile de me faire comprendre ces prochaines semaines, que ne pas parler la même langue est un vrai handicap, et pourtant je suis confiante... jusqu'ici, tous les gens qu'on a rencontrés ont été adorables, toujours prêts à nous aider... est-ce que ça sera pareil à Tokyo?
En tout cas, on est tous invités à revenir le 1er mars pour la remise de diplômes de Takuya, et un des sponsors nous a promis de nous emmener au onsen (source d'eaux chaudes) dans la neige! Le rendez-vous est pris.


1 commentaire:

Rapha a dit…

Petit chant de Noël pour que tu participes un peu aux festivités : "Petit Papa Noël, quand tu descendras du ciel avec des jouets par milliers, n'oublie pas mon petit soulier..."
Au menu, je te propose un petit foie gras, une grosse dinde et une bonne bûche bien grasse accompagnée de son orange givrée et d'une coupette de champagne.
Un sapin, une guirlande, quelques bougies et un bonhomme de neige dans le jardin.
Voilà, je crois que tout est là pour te souhaiter un joyeux Noël.
Plein de bisous.